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mardi, 22 décembre 2009

Environnement: enjeu global et mondial

 

Investir et s’investir dans une cause…

Comment ne pas y voir un hymne à l’engagement environnemental ? A chacun d’en juger: [1]Abattre un oiseau en vol, c’est abattre tous les oiseaux en vol (Ernest HEMINGWAY).

L’hommage dû étant rendu à Ernest HEMINGWAY, personnage hors pair en qui vibre manifestement la fibre écologique, entrons à présent dans le vif du sujet. Allons pour ainsi dire au fond des choses, histoire d’y puiser matière à réfléchir…

 

Appel d’air…

Ce document de synthèse a pour ambition et vocation de restituer quelques-uns des enjeux-clés du Sommet de Copenhague. Chacun à sa manière, les quatre articles qui suivent, accessibles par des liens, résument les analyses, réflexions, mises en perspective et questionnements, autour desquels gravite la donne environnementale perçue sous l’angle des menaces climatiques :

1)      Sommet de Copenhague: éclat de cristal contre écran de fumée

2)      Sommet de Copenhague: accord impossible et fiasco inéluctable

3)      Sommet de Copenhague: espoir et désespoir en sursis

4)      Bassin du Congo: enjeu écologique et géostratégique du 21e siècle

 

Souffle au service d’un élan permanent…

En tant que sujet de préoccupation, l’environnement fait actuellement l’objet d’une attention soutenue et grandissante, ce dont il faut se réjouir. La raison en est plutôt simple: en se plaçant dans une continuité historique, l’environnement s’impose d’emblée comme thématique inscrite dans une dynamique dont les principales problématiques sont: la gestion des déchets [2], la lutte contre la pollution, la prise en charge des menaces climatiques, ainsi que la protection et la préservation de la biodiversité et des écosystèmes. Loin, alors très loin, d’être des entités isolées que sépareraient des cloisons hermétiquement étanches, les « différentes » problématiques à l’œuvre, car à l’ordre du jour, sont, non seulement indissociables, mais également interdépendantes. Et, par bien des aspects, convergentes, à partir du moment où la gestion défectueuses des déchets aggrave la pollution, qui, à son tour, menace la biodiversité, tout en contribuant activement au dérèglement climatique: ce dérèglement climatique dont on peut dire qu’il a constitué la toile de fond du Sommet de Copenhague (décembre 2009), au point de reléguer au second plan les autres problématiques…

Invitation à regarder les choses, mais aussi à se regarder dans les choses, l’environnement m’intéresse et m’interpelle. Ce n’est donc pas d’un air vague que j’ai eu vent de la tempête médiatique suscité par le Sommet de Copenhague. En conséquence de quoi: face aux enjeux qui se devinent et se dessinent, j’ai décidé, plus résolu que jamais, de coucher mes analyses et réflexions sur le papier, afin de mieux me tenir debout dans un monde en perpétuelles mutation et ébullition, spectre du réchauffement climatique oblige… Après tout, moi compris, ce que les gens aiment par-dessus tout, c’est soit ce par quoi on peut les tenir, soit ce par quoi ils peuvent tenir…

Mon souhait est plutôt simple, sans toutefois succomber à la tentation, facile, d’être simpliste et simplificateur. Au point que, sans être réducteur, ce souhait se résume à peu près ainsi: la légitimité de certaines revendications régionales doit à présent se consolider en légalité internationale, au même titre que la légalité internationale doit dorénavant se justifier en légitimité planétaire. Rendons-nous à l’évidence: la gestion des questions environnementales à une échelle désormais globale et mondiale nécessite, actuellement, - appelons ça comme nous voulons – un cadre structurant et régulateur. D’où mon message à l’adresse de tous et de chacun: Clarifions nos exigences et dépassons nos contradictions 

Pour les uns et les autres, l’enjeu, ici, n’est pas de gagner ni de perdre, et pour cause: en matière d’environnement, nous n’avons rien à perdre, parce que nous avons aussi intérêt à tout gagner, du moins l’essentiel… dès lors que: gagner, c’est courir le risque de perdre en lucidité, alors que perdre, c’est se résoudre pour les uns, se résigner pour les autres, à gagner en humilité. Tel est en somme le prix à payer pour que l’environnement demeure, non pas ce fond de commerce, mais plutôt cette source d’inspiration dans laquelle chacun puisse, en permanence, puiser ce qu’il y a de mieux en soi…

 

Michel ODIKA, le 22 décembre 2009  



[1]. When you have shot one bird flying, you have shot all birds flying (Ernest HEMINGWAY).

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